REFLEXIONS, REINVENTE

TU FAIS QUOI DANS LA VIE? OU PAS.

what what

 

Depuis que j’ai décidé de me reconvertir et de faire grandir mes projets, ma vie ressemble à ça : Ah tiens, j’ai trouvé, aujourd’hui, je serais guide d’aventure pour être tout les jours dans la nature.
Le lendemain : Non en fait, moi c’est plus les relations humaines qui m’intéresse, tu vois?
Une semaine plus tard : C’est décidé je vais réaliser des documentaires, youpi.

Bref, à l’image de mon blog, j’aime me dire que j’ai envie de tout faire coexister en même temps, toutes les choses que j’aime, et trouver des moyens pour inclure tous mes élans ; le truc c’est que j’ai longtemps cru que je ne pouvais pas faire de projet à partir de tout ce que j’aimais car je croyais que ce n’était pas possible et je ne savais pas comment y arriver. J’ai compris que ce genre de fonctionnement ça ne me correspond tout simplement pas.

Du coup, ma vie est rythmée par le changement, plein d’idées, des élans et des doutes aussi.

Alors quand la fameuse question arrive » tu fais quoi dans la vie ? », là j’ai envie de m’enfuir loin sur une plage abandonnée faire du crochet.
Et comme c’est long ce que j’ai à expliquer, la personne s’est déjà endormie après mon histoire de crochet.

go away gif

 

Alors, quand on se reconvertit et qu’on a plein d’idées, ce n’est pas facile de répondre à la question « tu fais quoi dans la vie? » et d’expliquer à des personnes qui ne sont pas du tout dans cette situation,  genre le deuxième oncle par alliance qui est aussi insécurisé que toi.

Parce que des fois, il nous faut plus d’un seul mot pour y répondre ; et parce que des fois, on aimerait savoir l’intention de la personne qui pose la question. Est ce que t’as vraiment un intérêt pour ma vie et mes projets t’intéressent? est ce que t’as besoin de te sécuriser parce que toi même tu doutes? est ce que tu poses la question parce que c’est la convention, parce qu’il y a un malaise et que tu n’es pas à l’aise? yess ca rime.

Parce que des fois, je doute, je n’en ai aucune idée de ce que je fais et peut être que toi aussi remarque.

Parce que je n’ai pas la réponse à cette question, ça change tous les jours, et comme parfois j’ai du mal à y croire et à assumer ce que je vis, j’ai peur de répondre authentiquement à la question.

Parce que des fois, on ne sait pas vraiment mettre des mots sur ce qu’on fait, ce n’est pas aussi simple que juste nommer son métier.

Parce que des fois, on a besoin d’encouragements et d’amour plutôt que comment tu vas faire financièrement? Parce que j’ai déjà mes doutes à moi à m’occuper et c’est assez.

Alors un pas à la fois, j’essaie d’y croire un peu plus ; j’aime bien une phrase que me disait Nelly, ma coach, « je choisis les conversations auxquelles je veux participer », et pour moi, elles sont là où il y a de la bienveillance et de la place pour s’encourager ; je trouve que c’est plus facile de répondre à la question de ce que j’aime dans la vie plutôt que ce que je fais.

Parce que des fois, pour éviter de mettre toute la journée à m’en remettre quand je ne me sens pas entendue : j’aimerais juste entendre ou me dire à moi même, tu sais, c’est correct de pas savoir, de douter, de changer d’idées, regardes moi tout ce potentiel , tout ce que tu as appris cette année, ça va se faire et tu es déjà en train de le faire.

J’aime aussi ce que dis Laure du site Les aventurières : « Commence avant d’être prête », je trouve que ça détend bien du slip.
Si vous voulez vous lancez vous aussi, je vous invite à aller faire un tour sur son site, elle a même crée une école anti-entreprenariat.
Je vous laisse avec un de ses textes sur son blog que j’ai beaucoup aimé, le voici : « 
la confiance en soi, ça ne sert à rien« . J’adore.

Bon alors voila, c’est une façon pour m’encourager à y croire et encourager toutes les personnes qui veulent se lancer, qui ont plein d’idées, des doutes, qui tâtonnent et qui ne veulent pas se lâcher la main.

 

sauter dans les flaques tu fais quoi dans la vie

Photo de Daiga Ellaby-Unsplash