MOINS C'EST MIEUX, REINVENTE

ÉPISODE #1MOINS C’EST MIEUX : VERS LE ZÉRO DÉCHET

déchets sur une plage

Unsplash-john cameron

Dans ce premier épisode d’une longue série, je te partage mes aventures et tous les petits pas qui me permettent de réduire ma consommation, de réutiliser et de produire moins de déchet.
J’ai eu de la chance de grandir dans une famille qui a toujours eu envie d’être proche de la terre, mon père s’est toujours occupé d’un grand potager, faisait le compost et ma mère avait la passion de nous soigner de façon naturelle.

Alors, au fur et à mesure, j’ai quand même grandi avec l’importance de consommer local et de se méfier des compagnies pharmaceutiques; je te la fais courte.

Quand j’ai commencé mes études et je suis partie de chez mes parents, ça c’est gâté, j’étais plus en mode profiter de la vie et je m’en foutais un peu de mon alimentation, des emballages, c’était des choses auxquelles je ne faisais même pas attention.
Genre à l’époque, je me souviens que j’étais capable d’acheter n’importe quoi sans regarder les étiquettes et de remplir à ras bord mes paniers sans vraiment prendre conscience de l’impact environnemental de ce que j’achetais et de la qualité de la bouffe.

Plusieurs années après, suite à une marche en sac à dos à travers le Québec et ses habitants,je suis devenue végétarienne, et mes choix de vie ont commencé radicalement à changer, j’ai commencé à me poser des questions, à me renseigner, à regarder des documentaires et j’ai remis en question bon nombre de mes actions.
Du coup, j’ai commencé à reprendre la responsabilité sur mes choix. Aujourd’hui, j’ai d’ailleurs l’impression qu’on peut la mettre de côté facilement, cette responsabilité, la laisser aux autres ou à la société et ainsi sans s’en rendre compte on perd son pouvoir de décision sur sa vie et de ce qui est bon pour soi.

Aujourd’hui, je veux savoir le plus possible d’où viennent les produits, j’achète moins et je consomme biologique le plus souvent possible et sans OGM évidemment.

Avec le fait de me questionner sur mes choix alimentaires il y a quelques années, la question des emballages est apparu aussi!
Donc depuis ¾ ans, petit pas après petit pas, j’ai commencé à ne plus acheter certaines choses, à les faire moi même et à ne plus accepter de jeter autant de choses et je te partage mes petits pas qui font que aujourd’hui, mes objectifs de moins consommer, de moins jeter et d’utiliser moins d’emballage sont encore plus grand.

Aujourd’hui, je suis indignée du nombre de déchets à travers la planète, de ces chaines de fast food qui empilent les sacs poubelles de jour en jour, d’années en années et de ces grandes épiceries qui s’en contrebalancent d’emballer 10 pommes dans 10 sachets différents (et j’exagère à peine); à certains moments, je me sens impuissante et ça me léve le cœur de voir autant de chariots remplis d’emballages et de ne rien pouvoir y faire, ça me léve aussi le cœur d’être invitée à une soirée chez des amis et de voir les poubelles qui s’entassent (d’ailleurs je ne peux pas m’empêcher de trier derrière les autres, c’est juste pas possible d’avoir autant de poubelle!)

Je suis convaincue aussi que l’éducation aujourd’hui peut carrément faire plus pour sensibiliser les enfants à ces enjeux, les rapprocher de la terre, de la nature.
Prendre le temps de redéfinir le mot déchet pour qu’on puisse le voir autrement qu’une chose bonne à jeter et à mettre hors de notre champs de vision.
Parce que c’est de ça dont il s’agit, mettre des choses hors de notre vision, sauf qu’aujourd’hui quoi que l’on fasse, on sait que cela va avoir un impact sur l’autre et sur soi à un moment donné.
Ainsi les sacs de poubelles s’entassent bel et bien et ils n’ont pas disparu pour autant.

Alors pourquoi pas une plus grand transparence des centres de tri, des visites dans les déchetteries, des documentaires environnementaux dans les écoles, des conférences partout pour parler de ces enjeux!

En attendant et pour m’aider à sortir de cette impuissance, j’ai décidé avec mes actions de ne plus être spectatrice de ce système mais redevenir actrice à 100% ou du moins le plus possible, même si on y arrive pas, l’intention est déjà la et c’est déjà un grand pas.

 

vrac, sac avec céréales dans un marché

Unsplash-Oldskoolphotography

Réfléchir
Où je veux mettre mon argent? Qui j’encourage? Comment je contribue à une société dans laquelle j’ai envie de vivre et qui correspond à mes valeurs?
Je veux dire par là, réfléchir avant d’acheter quoi que ce soit; pour moi, sa propre responsabilité commence par là. Ça peut paraitre simple mais pour moi ça fait toute la différence ; c’est de cette façon que je reprends ma responsabilité.
Je me demande d’abord si je vais pouvoir réutiliser la chose que je suis sur le point d’acheter, si je n’ai pas une autre alternative.

Ensuite, je me renseigne, je m’informe sur les endroits qui facilitent l’achat en vrac (circuit zéro déchet), éviter le gaspillage des fruits et légumes (j’utilisais les paniers Second Life à Montréal qui réutilise des fruits et légumes sur le point d’être jetés).
Pour les objets, les vêtements et les choses plus durables, la question que je me pose est: est ce utile pour moi là tout de suite? est ce qu’au fond de moi, j’ai envie d’acheter cette chose, ce vêtement ou cet objet ménager? Est il possible que je puisse l’emprunter à quelqu’un, que je l’achète d’occasion ou que je répare celui qui ne fonctionne plus ?

Réduire
Une autre chose que je fais, c’est réduire ma consommation à tous les niveaux et notamment ma consommation de bouffe, je me prépare des recettes pour chaque jour de la semaine et j’achète uniquement en petite quantité ce que j’ai besoin ; j’essaye aussi d’avoir les mêmes ingrédients que je réutilise dans d’autres recettes de la semaine, ça me fait économiser et utiliser moins d’emballage ( en ce moment j’habite en région et j’ai moins de possibilité d’éviter certains emballages alors je fais avec) ; quand je redescend à Montréal, j’en profite pour m’approvisionner.
Vu que j’ai déménagé récemment, j’ai fais un gros tri aussi dans mes habits, pour vrai, je n’ai que l’essentiel et ça fait du bien ; moi je me disais toujours mais « on ne sait jamais, au cas où », mais résultat, ça restait toujours au fond de l’armoire.
Regarde ce que tu mets le plus souvent et donne le reste, yes you can!

Boycotter
Boycotter tous les fast food et tous les endroits qui ne respectent pas les lois en matières de tri et qui surjettent!
Boycotter tranquillement les grandes surfaces car elles ont aussi une grande responsabilité dans la démarche, hein!Donc, du coup je choisis quel service ou quel restaurant j’ai envie d’encourager.
Je choisis alors les petites épiceries avec du vrac (quand je suis à Montréal, là en région, c’est pas possible pour le moment).

Ah oui et j’essaye de moins acheter les marques qui vendent du plastique à n’en plus finir ou qui utilisent des perturbateurs endocriniens, merci les gars mais on va s’en passer.
Je privilégie beaucoup les produits les moins transformés possible.

Refuser
La dernière chose que je veux te dire et que je te conseille, c’est dire non.
Oui ça paraît anodin comme ça mais en fait ça a un vrai pouvoir ; parce que dés fois, on n’ose pas et ça demande de ne pas lâcher.
J’ai aussi mis un logo « pas de publicité » sur ma boîte aux lettres, je refuse systématiquement les sacs plastique dans les épiceries et ceux même si j’ai oublié mon sac en tissus (du coup on dirait que je déménage en portant à bout de bras mes choses, si tu veux visualiser la scène tu peux regarder cette épisode du Palmashow à 1m47).
J’utilise mon thermos pour emporter à boire et je peux du coup, le faire remplir dans un café, les pots en verre fonctionne aussi très bien.
Le prochain défi que je me suis lancée est de refuser les emballages de styromousse quand je prends à emporter et de me faire servir directement dans mon plat, je suis en train de me créer un petit kit pratique pour emporter sa bouffe facilement, je suis pas encore rendue là, mais ça s’en vient.

 Bref voila voila, je crois beaucoup beaucoup à l’importance des actions individuelles et militer dans son quotidien pour changer ses pratiques dans un monde où je peux me sentir bien petite face à la quantité de choses qui dégradent notre belle planète!
Pour te soutenir, si toi aussi tu es dans cette démarche, voici plusieurs blogs que j’aime bien pour se nourrir de conseils, d’astuces différentes  et moins se sentir seule dans cette aventure :

Alors si toi aussi ce sujet te tiens à cœur, ne lâche rien,  si tu penses que ça fait du sens pour toi et que c’est bon pour toi, c’est tout à ton honneur et ceux, même si tu n’y arrives pas parfaitement! Personnellement, habiter en région m’apprend à lâcher prise et je peux te dire que j’en fait des deuils quand j’achète tout emballer mais c’est ok.

 

Ce qui compte c’est faire de son mieux aussi!

 

Et toi es tu aussi en route vers le moins de déchets ? partage moi ton expérience en commentaire!

                Si tu as aimé cet article, partage le sur Facebook ci dessous et épingle le sur Pinterest—>

Bisous,

Aurélie.