AU COIN DU FEU, EXPLORE, REINVENTE, VOYAGES ET BELLES DÉCOUVERTES

7 ANS DE VIE À L’ÉTRANGER

C’est en marchant dans la rue, l’autre jour que cet idée d’article m’est venue.

Et si je faisais le bilan de tout ce que m’a apporté le fait de vivre à l’étranger, au Québec pendant 7 ans.
Ben oué, je suis arrivée à Montréal en 2011 et ça a fait 7 ans le 21 février alors j’avais envie fêter ça, sortir la dinette, les fanions, on se réunit et on jase de nos parcours de vie.

Prendre la décision de venir au Canada, à cette époque, s’est fait un peu comme ça, de façon légère, je n’ai pas hésité longtemps, je voulais voyager, je n’avais pas prévu d’y rester, c’était seulement pour an et voici que j’en suis à la 7éme année, c’est un truc de dingue.

Je suis partie à ce moment là car je n’avais pas grand chose à perdre, ma situation en France n’était pas pour me réjouir ; en juin 2010, j’étais diplômé et en septembre je prenais la décision de partir;

J’avais l’impression de suffoquer autant au niveau familial que professionnel. J’ai toujours eu ce goût de découverte, d’envie de voyager et ce grand besoin d’espace et de liberté; bon ben quoi de mieux que le Québec.

Même si la décision de partir s’est faite facilement, le départ a été le moment le plus dur; ah les moments chiants des départs. Aussi et surtout pour mes chers parents qui m’ont soutenu dans ce projet, mon chum et mes amis ; je me revois encore à l’aéroport de Toulouse avant de partir.
D’ailleurs, en écrivant cet article , j’ai regardé les photos de mon départ, et je ne me rappelais plus que mes copines était venues me faire une surprise le matin de mon départ à l’aéroport, ça m’a trop touché de revoir ces photos.

Bref, je suis arrivée à Montréal un 21 février, un peu sur autre nuage. J’ai été accueilli les bras ouverts par mes colocataires de l’époque et j’ai mangé ma 1ére poutine dés le premier soir,  immersion totale quoi. C’est comme si j’avais toujours connu cet endroit.

Voici just for you, en résumé super rapide, ce que 7 ans de vie dans un pays que je ne connaissais pas m’ont apporté :

 

  • ÉNORMÉMENT d’autonomie, c’est la 1ére fois que j’expérimentais le fait d’être autonome financièrement totalement et ça m’a permis de me débrouiller et de faire face à mes peurs et mes insécurités, seules.

 

  • Beaucoup de liberté dans mes choix, me connaître de plus en plus et gagner en confiance. (j’ai déménagé au moins 10 fois, je suis partie faire une marche à travers le Québec, et d’autres trucs que je n’avais jamais fait).

 

  • Pouvoir voyager en road trip, visiter et découvrir le Québec plusieurs fois avec mes parents et créer un lien avec eux qui est plus fort que jamais en vivant des choses totalement différentes de celle que je vivais en France avec eux. C’est aussi vivre le fait de voir moins ma famille et privilégier la qualité des petits moments courts une fois par année plutôt que la quantité des grands moments réguliers comme le repas tous les dimanches chez tata jeannette.

 

  • Reconnecter avec la nature et voir à quel point c’est important pour moi; à quel point j’adore contempler et être en admiration. Donc je dirais pouvoir contempler des espaces d’une grande beauté au Québec, au Canada et aux Etats-Unis.

 

iles de la madeleine

Les îles de la madeleine

 

  • De nombreuses rencontres et des gens accueillants qui m’ont ouvert leur porte pendant mes voyages (ce n’est pas une image) l’idée c’était de marcher à pied jusqu’au îles de la madeleine et de taper chez les gens pour les rencontrer. Une gratitude infinie à toutes les personnes qui nous ont hébergé avec mon chum Guillaume pendant notre marche à travers le Québec.
    Cet accueil a vraiment enrichi ma confiance et mon espoir en l’humanité.

 

ile de la madeleine quebec

Photo que l’on avait faite spécialement pour toutes ces personnes.

 

 

  • Profiter d’un espace géographique avec la France qui m’a aidé à assumer mes choix de vie, à me sentir libre et avoir plus de clarté sur ce que je voulais vraiment.

 

  • Une ouverture sur le monde : genre tutoyer tout le monde, faire le party avec ta directrice qui fait la fête et qui boit plus que toi, se faire des hug pour se dire bonjour, avoir une facilité de vie autant pour les logements que la vie au quotidien. J’ai gagné en simplicité je crois et en moins de prise de tête.

 

  • Apprendre plein de choses et découvrir que j’ai un univers créatif: Comme le tricot et la couture, merci à mes amis Johanne et Marie Luce, pour m’y avoir motivé aussi et soutenue. #team couture

 

  • Découvrir en 2015 le livre de Thomas d’Ansembourg « Cessez d’être gentil soyez vrai « , le lire tous les jours dans le métro (ça m’aidait à tenir car je m’ennuyais dans ma vie professionnelle) et tomber en amour avec la communication non violente, j’ai pris conscience que j’avais aussi des besoins comme les autres et que je pouvais m’écouter et écouter l’autre sans laisser tomber l’un ou l’autre (si, si c’est possible). Franchement, j’ai tellement de gratitude pour cet outils qui a totalement changé mon regard sur la vie.

 

  • Être à l’étranger c’est aussi pour moi,  vivre cet entre deux inconfortable permanent de rester au Québec ou de se rapprocher de la famille en retournant en Europe.

 

  • Ça m’a apporté beaucoup de moments de doutes, d’inconforts, qui m’aident à me réajuster quand quelque chose ne me convient pas et qui m’aide à aller vers ce qui fait plus de sens pour moi, c’est un peu comme des signaux quoi que je n’écoute pas toujours par peur bien sur, je fais de mon mieux en tout cas.

 

  • Devenir végétarienne, fabriquer mes propres produits, coudre mes vêtements et avoir envie aussi de prendre soin de l’environnement en consommant de plus en plus responsable.

 

  • Tester ÉNORMÉMENT d’emplois différents et me dire que finalement être éducatrice spécialisée ce n’est pas pour moi, je n’ai plus la passion, ça m’ennuie et je suis sur la voie de la réinvention professionnelle à mon compte (c’est en cours cette histoire là).

 

  • Observer les magnifiques couchers de soleil de Montréal  et les croissants de lune dans le bleu d’un ciel d’hiver dégagé.

 

coucher de soleil fleuve saint laurent montreal

Vue depuis les îles de Boucherville

 

 

  • Vivre des vrais hivers et des vrais étés : La première chose que je voudrais dire c’est qu’en Mars quand tu crois que c’est bientôt le printemps et ben non pas tout à fait car il y a toujours  la p’tite derniére tempête qui revient bien au chaud de derriére les fagots ( qui a inventé cette expression, sérieux ?)
    La deuxième chose que j’aimerais dire : c’est que contrairement à ce qu’on peut peut voir ou entendre ou je sais pas quoi, non il ne fait pas froid tout le temps, l’été il fait super chaud à Montréal et non la ville de Montréal ou même de Chicoutimi n’est pas ravitaillé par les corbeaux. Voila ça s’est dit.

 

 

 

  • Explorer, essayer de nouvelles choses, reprendre des études en région au Québec et avoir un aperçu de la vie étudiante à Chicoutimi et du rapport de confiance prof-éléve à l’université.

 

  • Révéler ma passion pour le plein air, j’ai même voulu devenir guide mais ce n’était pas tout à fait ce que je voulais, je me suis rendue compte que je voulais que ça reste un loisir. J’adore aller dans les parcs de la ville, observer des oiseaux par ci par là, me balader dans les sentiers.

 

pic bois quebec

 

 

Je finirais sur  trois souvenirs qui ont marqué ces 7 ans 

* Que ma maman viennent me voir toute seule pendant 3 semaines et partager ma passion de la couture avec elle, c’est une vraie couturiére maintenant
* Pendant notre marche : rencontrer une famille vivant prés du fleuve et voir combien la plage pouvait être un terrain de jeu fabuleux pour leurs enfants
* Les moments conviviaux de tous ces piques nique dans les parc de Montréal que j’ai pu faire et qui permettent aux gens de s’approprier encore plus l’espace extérieur l’été. Fabuleux.

 

Je pense que vivre à Montréal m’a énormément apporté et je pense que je m’y suis sentie à l’aise, car l’énergie y est plus souple, la facilité de vie dans cette ville a collé avec ce dont j’avais besoin quand j’y suis arrivée : simplicité, liberté, autonomie, découverte, partage, contemplation, exploration..

Ce qui est sur, c’est que d’avoir dépasser ma peur de partir et d’avoir fait ce pas là, a complétement changé mon regard sur la vie. J’ai l’impression d’être quelqu’un d’autre aprés toutes ces années, je le ressens surtout quand je rentre en France; les gens pensent que tu n’as pas vraiment changé, que tu es restée comme ils t’ont laissé. Au contraire, je me suis enrichie du cœur, moi qui ne voulait pas trop l’ouvrir.

J’ai compris l’utilité pour moi de choisir les personnes dont je m’entoure ; elles ont toutes un cœur bienveillant, pour moi c’est important, j’en ai pas 56000 et c’est bien assez.

Note à moi même : Dans les moments où je regretterais les choix que j’ai fait, je relirais ces mots, ça me donnera un regard bienveillant sur mes décisions.

A suivre : Cet article est le début d’une série de vidéos sur le thème de vivre à l’étranger; je sais à quel point on peut se sentir incompris et où certaines personnes restées dans notre pays d’origine ont du mal à comprendre nos choix; alors, j’ai envie d’aller à la rencontre de mes amis qui vivent là depuis longtemps pour parler de leurs parcours, de leurs ressenti, des tabous, de leur expérience quoi, qui est UNIQUE.

J’ai envie de leur donner un espace parce que leur expérience est riche d’enseignement.

Bisous bisous.

 

Et toi, quel est le souvenir qui t’as le plus marqué pendant tes 7 dernières années? Partages moi le en commentaire ou écris moi.

 

pont barachois coin du banc percé

Gaspésie -Coin du Banc